Webiographie du nouveau préfet

Le nouveau préfet de Savoie, Christophe MIRMAND, est né à Constantine en 1961. Ancien élève de l’ENA, Promotion Michel de Montaigne (1988), il commence sa carrière comme administrateur civil au ministère de l’intérieur.

Entre mai 2004 et août 2006, il occupe des fonctions de directeur général des services (DGS) du département des Hauts-de-Seine. Il travaille alors aux côtés de Nicolas Sarkozy, président du Conseil général de ce département.

“L’express international” (Numéros 2897-2907) raconte cette période : “Parallèlement, les postes clefs sont attribués à de jeunes sous-préfets dévoués à Sarkozy. Christophe MIRMAND, le nouveau DGS , Chantal Jouanno, directrice de cabinet. (NDLR : aujourd’hui Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie)”

Le “Canard Enchainé” le cite dans un article de l’époque : “Sarko préside à l’enterrement des fausses factures dans son fief”.

Extrait :

” Elu, en  mars 2004, président du conseil général à la place de Pasqua, il ( M. Sarkozy) n’ignore pas l’existence de cadavres dans les placards. Et il craint que des révélations sur la gestion du département ne viennent plomber sa campagne présidentielle, à laquelle il pense en se rasant. Sarko préfère alors prendre les devants et nomme directeur général des services Christophe Mirmand, pur produit de la préfectorale. Sa mission : examiner tous les dossiers suspects, quitte à saisir la justice dans les cas les plus gros.

Mais, en parfait soldat, Mirmand (surnommé “Robocop” pour sa carrure athlétique et son intransigeance) applique trop bien la consigne. Il se plonge dans les dossiers avec un zèle dévastateur. Dès janvier 2005, il envoie une première lettre au parquet pour dénoncer le marché de réhabilitation du collège Henri-Matisse d’Issy-les-Moulineaux. Son courrier est truffé de gros mots comme “favoritsme”, “tentative d’escroquerie”, “sous-traitance occulte”… Mirmand met nommément en cause un haut fonctionnaire du conseil général. (…)

Emporté par son élan, “Robocop” poursuit ses investigations sur des faits remontant, cette fois, à la période 1993-2006. L’inconscient s’intéresse à une dizaine de collèges du département. (…) Certains élus sont furieux de voir Mirmand jouer les balances. Ses relations deviennent exécrables avec Isabelle Balkany. Au point qu’un jour il fait comprendre à celle-ci, sur un ton glacial, qu’elle n’a pas à s’occuper des relations avec les fournisseurs du conseil général. Le résultat ne se fait pas attendre. Le 20 juillet 2006, à dix mois de la présidentielle, Sarko offre un exil doré à ce gêneur et le fait nommer préfet de la  Haute-Loire”.

Sur un tout autre sujet, on trouve également trace d’un article  de M. Mirmand consacré à la montagne :

« L’accès à la santé en zone de montagne : le cas de la Haute-Loire », par M. Christophe MIRMAND, préfet de la Haute-Loire, in Administration N° 213, fév. mars 2007  (Revue de l’administration territoriale de l’état)

Avant d’être nommé en Savoie, M. Mirmand était directeur de la modernisation et de l’action territoriale au ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales.

http://www.leparisien.fr/

http://www.interieur.gouv.fr/

http://www.josephdion.com/hautsdeseine/

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