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Quand on pendait en Savoie

Le blog “Histoires de bourreaux”  est “dévolu à tout ce qui touche au métier de bourreau. Il s’est donné comme but de rassembler tous les textes, analyses, documents, liés à cette singulière caste. Outre l’histoire des familles de maîtres des hautes et basses œuvres, on y évoque aussi les techniques, les instruments de travail – la guillotine en particulier – les mentalités, les exécutions capitales et, plus généralement, la justice criminelle.”

Deux longs billets sont consacrés à la Savoie et aux exécutions capitales qui y ont eu lieu.

On ne sait presque rien des bourreaux. Certains étaient peu habiles :

“En 1817, comme nous l’avons dit plus haut, le vicaire de Chambéry avait noté, à propos de la première exécution qui eut lieu dans sa ville : « le bourreau a abîmé le malheureux, il ne sait pas son métier ». Le commentaire en dit long sur le manque de compétence des premiers bourreaux en exercice.”

Mais d’autres étaient forts renommés pour leur pratique parallèle de … médecin !

“Quoique nous ayons dans les environs force médecins, sans compter quelques curés qui se mêlent aussi du métier, nos gens ne s’en contentent pas; et dans un tems il fallait, pour les maladies graves, aller au « grand médecin », mais ce grand médecin, vous pouvez pensez peut-être qu’on allait le chercher à Annecy ou à Genève : hé bien ! non : il fallait aller plus loin, c’était Monsieur le bourreau de Chambéry qui était en grande vogue et en réputation de « grand médecin »”

http://histoiresdebourreaux.blogspot.com/

Cols rouges sur la sellette

Les remous autour de l’hôtel Drouot continuent. “The Independent” revient sur l’affaire de vols de tableaux de Maître qui défraie la chronique, et sur les traditions peu reluisantes de la confrérie savoyarde des cols rouges, les porteurs du fameux hôtel des ventes :

“Les marchands d’art parisiens disent que les activités illicites de certains porteurs Drouot ont été un secret de polichinelle depuis des années. Tant que les vols sont restés modestes, les négociants ont hésité à se plaindre parce qu’ils avaient peur de mécontenter les porteurs. «En cas de plaintes, il y aurait eu des représailles, comme des objets brisés en transit”, a déclaré au Figaro un négociant. 

Une autre pratique courante pour les porteurs, selon des courtiers, serait de voler des pièces d’un objet au cours du transport, tels que les portes d’une armoire ancienne – et ensuite d’acheter l’article incomplet pour un prix modique. Plusieurs mois plus tard, l’antique serait ré-assemblé et revendu avec un bénéfice important. “Jusqu’à présent, les vols  étaient petits, occasionnels», dit un marchand. «Pas un Courbet ou un Chagall.” 

http://www.independent.co.uk/