Relation d’un procès intenté à des insectes

Léon Ménabréa, dont une rue de Chambéry porte le nom, relate dans un mémoire de la Société Royale Académique de Savoie de 1846 (Mis en ligne par L’Université de Columbia à New-York et Google) un procès tenu à St Jean de Maurienne en … 1587.

“Au moyen âge, alors que le désordre planait sur la société, que le faible restait sans appui contre le puissant, que la propriété demeurait exposée à toutes sortes d’attentats, de dévastations, de rapines, il y avait je ne sais quoi de beau dans la pensée qui assimilait l’insecte des champs au chef d’œuvre de la création et qui rendait l’un égal de l’autre”

Quoi de plus normal donc que d’intenter des procès à ces animaux nuisibles “afin de les obliger à déserter les lieux où ils exerçaient leurs ravages”

L’accusé en question était ’un charançon de couleur verte à qui les naturalistes donnent le nom de Rhynchites auralus et le vulgaire celui d’amblevin ou de ver pillon’, et qui dévastait les vignobles.

“Une première comparution eut lieu à fins conciliatoires devant spectable François Bonnivard docteur en droit ; le procureur Pierre Falcon représentait les insectes et l’avocat Claude Morel leur prêtait son ministère”

http://books.google.fr/

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